L’un des tout premiers bateaux à panneaux photovoltaïques est amarré à Saint-Pierre-Quiberon (56). Ce «pêche-promenade», conçu par la société Naviwatt de Saint-Gildas-de-Rhuys, révolutionne la plaisance. Il est silencieux, ne pollue pas, se recharge à la lumière naturelle et a une autonomie de huit heures.

«J’ai eu plusieurs petits bateaux mais je suis vraiment un marin d’eau douce…». PatriceVigliano(à droite sur la photo) le confesse dans un sourire. Il ne possède pas le permis bateau et n’aime pas s’encombrer de bidons d’essence quand il sort en mer. Pour la première fois cette saison, cet entrepreneur retraité concilie l’inconciliable. Il prend la mer avec seulement «une petite clé dans sa poche»: celle de son «pêche-promenade» à toit solaire, le premier bateau du genre en France conçu par Naviwatt, une petite société de Saint-Gildas-de-Rhuys créée en 2008 et spécialisée dans la navigation électrique.

Jusqu’à dix noeuds de vitesse
Doté de panneaux photovoltaïques et d’une batterie au lithium (lire par ailleurs), le Zéphyr a une autonomie de huit heures et se recharge non pas au grand soleil mais à la lumière naturelle, y compris par temps gris. «Que l’on soit à Dunkerque ou sur la Côte d’Azur, c’est la même chose». Selon son concepteur, l’architecte naval Yannick Wileveau (à gauche sur la photo), directeur de Naviwatt, il faut quatre jours pour le recharger à la lumière naturelle lorsque la batterie est épuisée. Une possibilité de recharge électrique en deux à trois heures a toutefois été prévue. «Mais ce bateau n’a jamais été rechargé à quai depuis le début de la saison».
Les avantages du Zéphyr ? Son propriétaire Patrice Vigliano, fervent militant des énergies renouvelables …….

  • Lætitia Galdéano-Jacq

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